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Paradis fiscaux : La Tunisie et la Namibie blacklistées par l’UE

L’Union européenne a « blacklisté » début décembre 2017, dix-sept (17) pays, -dont, ô surprise, aucun n’appartenant à l’Europe-, pour ne pas être coopératifs en matière fiscale. Autant dire, moins diplomatiquement, qu’elle les accuse d’être des paradis fiscaux. La Tunisie et la Namibie sont les juridictions africaines de cette liste, à l’objectivité sujette à caution, dont les autres figurants sont : Bahreïn, Barbade, Grenade, Guam, Corée du Sud, Macao, Iles Marshall, Mongolie, Palaos, Panama, Sainte Lucie, Samoa, Samoa américaines, Trinité-Et-Tobago, et Emirats Arabe Unis. Point d’îles de l’empire britannique, pas non plus trace du Luxembourg, des Pays-Bas, de la Suisse ou de l’’Irlande… réputés être des territoires à fiscalité privilégiée et dont la politique fiscale est l’objet de fréquentes critiques de la part des organisations en guerre contre l’optimisation fiscale agressive.

Vers le « blanchiment » de Tunis
Mais à peine adoptée, cette liste noire devrait connaître, lors du tout prochain Conseil des Ministres de l’Economie et des Finances de l’UE (Ecofin), prévu pour avant la fin de ce mois de janvier, un léger toilettage. Un petit groupe de huit juridictions, devraient se voir relativement blanchies, en n’y figurant plus. La Tunisie est parmi,-pas la Namibie malheureusement. Et, avec la Tunisie, sont aussi en voie d’être rédimés : le Panama, la Corée du Sud, les Emirats Arabe Unis, la Mongolie, Macao, Grenade et la Barbade. Selon les indiscrétions, ces huit juridictions auraient fourni à l’UE, des engagements pour faire évoluer leurs règles fiscales.

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