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Loi de finances 2018 : La Fédération des industries ivoiriennes s’inquiète d’un impact net négatif sur les entreprises

Dans une Note d’Analyse datant de novembre 2017, adressée à ces entreprises membres, la Fédération Nationale des Industries et Services de Côte d’Ivoire (FNISCI), s’était inquiétée de l’impact net négatif que, ce qui n’était alors que le projet de loi de finances  (LDF) 2018, risquait d’avoir sur les entreprises, et, par ricochet, sur le dynamisme de la croissance de l’économie ivoirienne. La LDF 2018 à peine promulgué, l’ensemble du secteur privé paraît vent debout contre son application en l’état, émettant des réserves sur certaines de ses dispositions.

La Lettre d’Affaires (LLA) a pu se procurer une copie de ladite Note d’Analyse. Nous vous livrons la quintessence de l’analyse de l’organisation des industrielles.

« Le Budget de l’Etat pour l’année 2018 vise à favoriser la création la création d’emplois, renforcer les investissements socio-économiques et à consolider la croissance économique ;

En hausse de 4,8% par rapport à 2017, à 6 756,2 milliards de FCFA, le Budget de l’Etat est bâti sur une hypothèse de croissance de 8,3% fortement tirée par les secteurs tertiaire et secondaire ;

Les mesures de soutien aux entreprises, plutôt marginales, induisent pour l’état des dépenses fiscales de seulement 3,38 milliards de FCFA découlant essentiellement de la réduction de 7,5% à 5% du taux de prélèvement à la source à titre de l’AIRSI ;

Nombreuses, les mesures de renforcement des moyens de l’Etat consistant en réduction des exonérations fiscales et institution de nouvelles taxes, génèrent 78,78 milliards FCFA de nouvelles recettes fiscales. Soit un gain net de 75,4 milliards de FCFA pour le budget de l’Etat en tenant compte du coût global des mesures de soutien aux entreprises ;

Les entreprises des secteurs des tabacs, des boissons alcoolisées ou non, du bois, de transferts d’argent via le téléphone mobile ainsi que la filière anacarde subissent, qui, une hausse des taux de certaines taxes auxquelles elles étaient déjà assujetties, qui, de nouvelles taxes ;

Ces mesures de hausses et de multiplication des impôts du projet de loi de finances 2018 vont affecter la croissance économique et sa dynamique. Ces augmentations, obérant la compétitivité de l’ensemble de l’économie, vont  réduire les résultats des entreprises, éroder leurs capacités réelles d’épargne et de financement de leurs investissements.

Les implications objectives que peut avoir l’augmentation réelle des charges fiscales sur les performances des entreprises ivoiriennes en matière d’investissement, d’emploi et d’exportation ne semblent pas avoir été suffisamment prises en compte par le projet de loi de finances.

L’impact net de ce budget sur les entreprises sera négatif, les baisses d’impôts, marginales, risquant d’avoir leurs effets totalement annihilés par les hausses de taxe et autres institutions de nouveaux prélèvements et comme corollaire plutôt un ramollissement du dynamisme de l’économie nationale… »

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