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Investissement & Développement : La BIDC pas au mieux de sa forme financière

La Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (BIDC), a besoin de renforcer ses fonds propres. Sa situation de trésorerie décrite par son Président, comme « préoccupante » en juin dernier lors de la 78ème session ordinaire du Conseil des ministres de la Cedeao à Monrovia, ne s’est pas plus améliorée que cela, en dépit du succès de l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne lancé le 3 mai 2017 pour mobiliser 50 milliards de FCFA. En cause dans cette situation est notamment « l’accumulation des arriérés de libération du capital de la Banque » dont le stock est estimé, au 1er juin 2017, à 141,65 milliards de francs CFA». Conséquemment les Etats membres de la Cedeao qui n’ont toujours pas libéré entièrement leur part du capital sont pressés de le faire « dans les plus brefs délais » pour ne pas compromettre gravement les capacités de la BIDC à accomplir sa mission de financement du développement (au moyen de ressources appropriées) et à assurer la continuité de son exploitation.

La mobilisation des ressources, défi majeur pour la banque

En réalité, la question de la mobilisation de ressources demeure un défi majeur pour la banque commune aux 15 Etats membres de la Cedeao. Ne serait-ce qu’en raison du niveau considérable des besoins en financement de projets et programmes tant régionaux que propres à chacun des quinze pays membres de la communauté. Dans ce cadre, la libération par les Etats du capital souscrit et déjà appelé et l’accès de la banque aux fonds du Prélèvement Communautaire de la Cedeao constituent les moyens de renforcer ses fonds propres pour lui permettre d’assurer la concessionnalité de ses concours financiers en faveur des projets publics mais aussi du secteur privé. Les appels de pied de la banque à la Cedeao pour que celle-ci la gratifie d’une part de ses ressources internes, dont une partie du Prélèvement Communautaire, sont restés, jusque-là, lettre morte. Dans les couloirs du siège de la banque à Lomé, on veut croire que la situation connaîtra une évolution positive et rapide avec la prochaine Commission de la Cedeao présidée par, l’ivoirien, Jean Claude Brou.

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